Un projet démocratiquement contestable

Déficit d’information et de concertation avec les Saint-Quentinois

L’information autour de ce projet revêt plusieurs aspects de service minimum démocratique. Il est réalisé pour rester à minima dans la légalité qui l’oblige pour ce genre de projet.

Les lieux de consultation des institutions en place ne sont réalisés qu’à la mairie de Montigny-le-Bretonneux. Pourtant ce projet est aussi porté par la CASQY, le département, la région et l’État qui le financent. A-t-on consulté les habitants de ces institutions dont les impôts financent le projet?

Communication et information institutionnelle biaisée ou l’usine à fabrique du consentement

D’un autre coté, les communications institutionnelles autour de l’enquête publique ne sont pas réalisées pour permette aux citoyens de s’exprimer sur le sujet, mais bien pour confirmer le projet.

Il revêt plusieurs aspects de fabrique du consentement. Ainsi, des maquettes architecturales du Vélodrome en 3D sont présentées, quelques communications liftées institutionnelles sont réalisées sur le sujet. Mais elles ne sont là que pour montrer les aspects positifs ou très techniques du projet. Ainsi, le citoyen ne peut qu’y voir les aspects positifs comme s’il était à Disney Land et/ou incompréhensibles car trop techniques. Une bonne façon de faire passer la pilule.

Contrats signés avant les enquêtes publiques pourtant prévues par la loi

Le contrat de partenariat public privé a été signé dès 2009, alors qu’il n’y avait pas encore eu d’enquête publique.

Un projet réunissant des élus de la majorité (gauche) et de la droite

Ce contrat a été signé alors que des élus, membres de la majorité politique de la CASQY avaient voté contre et qu’une pétition d’élus municipaux avait été envoyée au président de la CASQY. Cette opposition a été ignorée par le président de la CASQY qui a préféré continuer à dérouler son projet en parfait accord avec les élus de droite. Nous sommes donc face à un projet qui rassemble une majorité d’élus de la CASQY, gauche et droite confondue, montrant ainsi le vrai visage d’une grande partie de la gauche Saint-Quentinoise : anachronique et « bling-bling ».

Rappelons ici que les élus de la CASQY ne sont pas élus au suffrage universel direct. Ils sont élus par les conseils municipaux. Seules les majorités municipales sont représentées. La CASQY constitue en quelques sortes un « club des maires » et de leur « fan club ». Ce n’est pas l’intérêt général des Saint-Quentinois qui est recherché mais un arbitrage permanent entre les intérêts électoralistes des majorités municipales, chacune des municipalités cherchant à obtenir des prébendes et des équipements pour assurer une élection future.

Travaux débutant avant même le résultat de ces enquêtes.

Avant même que le commissaire enquêteur ait rendu son rapport, les travaux de défrichage démarraient. Pourtant, le PLU de Montigny spécifiait bien qu’aucun travaux ne devaient être réalisés entre mars et septembre.

Peu de transparence dans la démarche entreprise

L’enquête publique a été réalisée a minima : rien sur Internet, un seul lieu où le dossier pouvait être consulté (mairie de Montigny), la plupart du temps sur des horaires en journée, difficilement accessible aux personnes qui travaillent. Alors que le Petit Quentin avait mentionné que le dossier était visible à l’office du tourisme ouvert le samedi, une simple exposition et une maquette ne permettait pas au citoyen de donner son avis.

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