Un projet économiquement et socialement contestable

Le gouffre financier des dépenses « bling bling »

Le gouffre financier (plus de 50 Millions d’euros) avec des dépenses de prestige, payés par les citoyens, sans prise en compte des besoins réels des habitants.

Le projet Vélopolis « tape à l’œil » de St Quentin en Yvelines, coutera 74 Millions d’euros dont 53 Millions d’euros payés par les collectivités territoriales et l’Etat. L’équipement de prestige dédié à la haute compétition onéreux pour la Région et pour la CASQY alors que leurs finances n’ont jamais été aussi incertaines. C’est en ce moment même qu’on nous parle d’un budget de plus en plus serré pour maintenir le service public. On peut s’interroger sur les priorités visées par la CASQY et les collectivités territoriales. En effet, une bonne partie des habitants de la CASQY et d’ailleurs n’ont pas besoins de ce projet qu’ils financent indirectement pour une bonne partie. A cela, on peut ajouter l’utilité réelle de création d’un nouveau vélodrome alors que d’autres existent. Ainsi, les vélodromes d’entrainement pour les cyclises de haut niveau existent.

Les bénéfices pour les sociétés privées de Vélopolis

A ceci, nous pouvons ajouter un cofinancement de groupes privés, qui ont réalisés un PPP (Partenariat Public Privé) avec les collectivités pour ce projet. La gestion est ainsi confiée à une société privée pendant trente ans dans le cadre de ce PPP avec pour conséquence de privatiser les bénéfices, mais tout en faisant supporter les risques à la collectivité. Ces groupes trouvent ainsi un nouveau terrain de chasse publicitaire qui les attend et ou ils pourront se rembourser sur le temps de cerveau disponible qui viendra dans ce nouveau cirque de « gladiateurs romains » prendre du bon temps. Encore une fois, ce sera le citoyen « consommateur » qui remboursera cette partie financière comprise dans les prix d’achat de leurs produits.

Les fonds investis par la CASQY manqueront aux autres missions (culture, équilibre social et habitat, aménagement de l’espace urbain…).

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