Un projet écologiquement contestable

On peut se poser la question si les élus et représentants ont vraiment compris quelque chose à l’écologie. Le vélodrome va créer beaucoup de pollution en plus. Du coup, il faut bien le verdir et le rougir avec d’autres éléments pour bluffer les critiques.

Les conséquences écologiques néfastes et la perte de la biodiversité

Malgré le discours « green-washing » de la CASQY, on assiste encore une fois à un artificialisation et une bétonisation de plus de notre espace public, et en plus, en zone naturelle protégée. Une partie de la Base régionale de Loisirs est amputée ! On autorise ainsi le démantèlement de cet espace de loisirs périurbain, qui abrite une réserve Natura 2000, site d’hivernage et de reproduction de 230 espèces d’oiseaux. Ainsi, ces entrepreneurs font une réserve « artificielle », des aménagements pour les amphibiens, en faveur des chauves souris…

Du coup, on peut se dire que construire un vélodrome avec ça est une bonne chose. Mais, ce vélodrome n’est là que pour les quelques sportifs qui vont réaliser une compétition sur un circuit afin de monter qui est le meilleur d’entre eux! Le vélodrome créera une nuisance à l’environnement tellement plus grande (augmentation du nombre de transport et pollution due à la modification urbanistique par la bétonisation) qu’en faisant des choses pour la nature, il fait penser à l’usage abusif de la compensation carbone pour certaines multinationales. On continue à polluer encore plus mais on plante des arbres dans les pays du sud pour compenser. Rien n’empêche la CASQY de réaliser ces projets sans le vélodrome.

Les bâtiments pas si écolos que ça !

– HQE  : Selon les communications institutionnelles réalisées, les bâtiments vont être construits sont HQE (Haute Qualité Environnementale). Heureusement, puisque quasiment tous les bâtiments publics, nouvellement construits, en région IdF, doivent être soumis à la démarche HQE. En plus, le coté environnemental de cette norme est remis en question et dépassé par certains experts.

– Une Réglementation Thermique 2005 dépassée : A cela on peut ajouter que le projet qui se prône aux normes de la RT 2005 (réglementation thermique 2005), c’est la loi qui oblige à respecter cette règle ! De plus, cette réglementation qui sera périmée à l’année de construction du bâtiment qui laisse place à la RT 2012 beaucoup moins énergivore. Elle est l’équivalent de ce qui est considéré comme le meilleur en France le BBC (Bâtiment Basse Consommation).

De plus la priorité énergétique actuelle en termes de bâtiment est de valoriser l’existant. Les bâtiments les plus énergivores sont ceux du 20e siècle (surtout de la reconstruction de l’après guerre mondiale). Il est plus urgent de rénover l’existant ou les ménages actuels vont payer de plus en plus cher leurs factures énergétiques.

Faiblesse des politiques de transport, d’alimentation face au pic de pétrole

On peut ajouter que quelques pistes de vélos vont être réalisées autour pour « l’image » (quand même). Cependant, une vraie politique de défense de l’environnement et d’apports positifs pour la population locale serait de modifier les aspects urbanistiques pour ne plus laisser la place à la voiture, élément énergivore, tendant à l’individualisme et dangereux pour la planète. Les spectacles qui vont amener plus d’usage de modes de transports polluants. On peut imaginer déjà le nombre de voitures qui vont venir.

Une autre des vraies priorités écologiques est de réduire l’empreinte écologique de nos besoins sociaux primaires et essentiels. A l’heure du pic de pétrole , la dépendance énergétique et alimentaire de la ville de St Quentin en Yvelines est loin du compte et n’est même pas étudiée. Le jour ou nous n’aurons plus de pétrole la région IdF n’aura que 3 jours d’autonomie alimentaire.

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