Il était une fois …

25 Avr

Il était une fois un petit chemin
Menant à la base de Saint Quentin,
Sur lequel flânaient les habitants
Amoureux … des arbres d’antan.

Dans les grands chênes séculaires
Et à leurs pieds volontaires,
Un petit monde fertilisait autant
La terre profonde pour nos enfants.

Aux portes de la grande agglomération,
Chaque jour, suscitant notre admiration
Ce modeste espace de nature préservée
Maintenait encore la biodiversité.

Mais c’était oublier le vorace décideur
Qui avait estimé puis compris la valeur
De ce lopin de terre commune
Qui ferait bien … sa fortune.

L’affaire fût donc transférée
Du domaine public vers le privé
Empaquetée d’emblée dans un PPP
Vite fait signé avec Bouygues BTP.

Faisant fi de la démarche environnementale,
L’ordre fut donné de détruire le végétal,
Quitte à creuser quelques ornières
Et faire place nette aux bétonnières.

Dans la manoeuvre du barbier sanguinaire,
Une centaine de chênes communautaires,
Périrent sous les assauts d’une scie mécanique
D’une façon des plus cyniques.

Mais quelques hommes se sont levés
Pour dénoncer cette main levée
D’une oligarchie qui, sans droit aucun
Détruit le patrimoine commun.

La lutte contre le monstre affairiste
Qui se moque bien des cyclistes
Est désormais dans toutes nos âmes
Qui voyons ici un grand vélodrame !

Vous qui nous comprenez sans doute,
Vous qui en prenant l’autoroute
Percevez ce désastre consécutif,
Venez rejoindre le collectif:

‘Vélodrame à Saint Quentin’

One Reply to “Il était une fois …”

  1. Bonsoir à tous
    C’est la méthode employée à présent : on débute le chantier… « Comment, vous n’étiez pas au courant ? Ah ! mais c’est trop tard, fallait vous réveiller avant… »

    Je poste ici un commentaire laissé sur le site de Fabrice Nicolino :

    http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=9

    par une femme, le 25 mars à la suite d’un article, car je trouve qu’il s’adapte bien à l’esprit de ce projet de bétonnage :

    « Bonjour à tous
    J’ai constaté hier (par l’intermédiaire d’une ” conversation” sur un site de réseau social) que l’on peut partager la plupart des gens en deux catégories: ceux qui se foutent royalement de l’environnement ( en terme de consommation, d’alimentation, de protection) et qui crient à la vaste fumisterie en se réfugiant derrière tous les articles contradictoires des spécialistes et scientifiques, et les autres qui essaient d’apporter leur pierre à l’édifice dans des gestes quotidiens, un changement dans leur façon de vivre mais qui sont bien conscients d’une certaine inutilité de leur démarche écologique individuelle.
    Aujourd’hui, lorsqu’on prononce ce mot, écologie”, on passe pour un intégriste arrièré qui s’éclaire à la bougie, se déplace à cheval et vit dans une yourte.Lorsque j’ai évoqué le problème des déchets radioactifs sur ce fameux site de réseau social, j’ai reçu de charmants commentaires! Cet exemple est très caricatural mais il illustre bien les résistances aux changements d’habitude des consommateurs,le pessimisme ambiant aidant.
    En effet, pourquoi se préoccuper de l’environnement- tous domaines confondus- puiqu’il y a d’autres priorités comme le chomage, la précarité etc..
    Et puis tout ça c’est dans longtemps: en France, on mange à notre faim, donc tant pis si l’élevage industriel intensif pollue les betes, les hommes et les terres du moment que l’assiette est pleine;le pétrole? On trouvera toujours de nouveaux gisements, il y a les guerres pour ça..Et puis le nucleaire, on en a besoin, parce que des éoliennes partout, ça dénaturerait le paysage..
    Voilà ce que j’entends et ce qui me révolte sans que je puisse opposer d’arguments qui ne soient aussitot lynchés sur l’autel de la surconsommation, du confort, du progrès. Alors, aujourd’hui, je suis desespérée car moi aussi je participe à cette destruction: je viens de changer mon portable( certes en fin de course) en ayant conscient de participer à l’exploitation des mines africaines et des hommes; je fais mes courses au supermarché car les magasins bio sont très chers etc..la liste serait trop longue et je me dis que rien ne se fait pour éviter tout cela : on ne donne pas la chance à tout le monde de consommer autrement,puisque comme le dit Alice un peu plus haut, c’est le fric qui a toujours le dernier mot. Je crois sincèrement qu’il faudra atteindre un point de non-retour pour qu’il y ait enfin une réaction de masse: une hausse faramineuse du prix du pétrole due à sa raréfication, une sécheresse exceptionnelle qui ouvrirait les consciences à la préciosité de l’eau, des famines, des réfugiés climatiques en masse, des émeutes dues à la faim..Tout ça se passe déjà, mais pour nous c’est loin, et ça ne peut pas nous arriver.
    Loin de moi le catastrophisme, mais il est vrai que je ne suis pas du tout optimiste pour mes enfants et les générations à venir.Merci à ce blog d’exister et à tous ceux qui ont posté un message, particulièrement Alice qui a exprimé des mots justes qui m’ont touchée. »

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